Module 6 — Forêts aléatoires et agrégation bootstrap
Le module 5 s'est achevé sur un paradoxe : l'arbre est instable, donc peu fiable seul. La forêt aléatoire retourne ce défaut en force. En moyennant des centaines d'arbres volontairement diversifiés, elle réduit drastiquement la variance et devient l'un des modèles les plus robustes et les plus faciles à réussir du machine learning tabulaire.
L'idée : moyenner pour réduire la variance
Un principe statistique fonde tout : la moyenne de nombreuses estimations bruitées mais indépendantes est bien plus stable que chacune prise isolément. Si chaque arbre a une variance élevée mais des erreurs qui se compensent, leur moyenne annule une grande partie du bruit tout en conservant le signal.
Encore faut-il que les arbres soient différents — moyenner des arbres identiques n'apporterait rien. La forêt aléatoire injecte donc deux sources de diversité.